« Ce vocabulaire sentimental présente assez mal la question. Voyons les faits. »
Voilà, sur le sujet des colonies, un texte tiré des Cahiers de la république des lettres en 1928, et qui résume non seulement les préoccupations de Maurras sur ce sujet, mais qui illustre aussi comment sa démarche est comprise.
Car comment expliquer que l’on nous rabatte si souvent les oreilles du fameux empirisme organisateur, dont Maurras parle somme toute très peu, sinon dans les Trois Idées politiques ? Sans doute une certaine fossilisation de la lecture de Maurras en est responsable. Mais cette fossilisation même, où a-t-elle bien pu prendre sa substance ? au point qu’on entend parfois parler de l’empirisme organisateur comme si Maurras y avait consacré des volumes entiers, comme s’il l’avait théorisé de la même manière que le matérialisme historique l’a été par Marx ou le « libéralisme » — au sens anglo-saxon — par Rawls ? → Lire la suite
« L’une des plus nobles et des plus pures gloires de la patrie française » : Maurras ne parle là ni d’un militaire, ni d’un saint ni d’un ministre royal, mais d’un agronome, Olivier de Serres, auteur à la toute fin du seizième siècle du Théatre de l’agriculture et mesnage des champs. Maurras l’avait cité parfois dans les textes que nous avons publiés, en particulier dans