par Philippe le 28 février 2007
Ce texte n’aura connu qu’une diffusion restreinte, bien que ce soit l’un de ceux où Charles Maurras s’exprime le plus complètement et le plus clairement sur sa conception des rapports entre classicisme et romantisme, bien que ce soit aussi l’un des rares endroits où Maurras exécute le romantisme en tant qu’art poétique pur, c’est-à-dire en n’y faisant pratiquement aucune référence ni à l’Allemagne, ni à la Révolution.
Le texte original paraît en trois livraisons, dans la Gazette de France, au moment des festivités du centenaire de Hugo, de novembre 1901 à février 1902, sous les titres :
- Protozoaire ou vertébré : à propos de Victor Hugo ;
- Hugo ;
- Nouvelle réplique, ou la journée de Victor Hugo.
Les trois articles, rebaptisés Avant la fête, Pendant la fête et Après la fête, ne seront réunis et publiés qu’en juillet 1926, dans une petite brochure qui prend le titre Lorsque Hugo eut les cent ans.
Maurras y adjoint un épilogue, curieusement daté « du milieu du vingtième siècle ».
Le premier tirage est confidentiel ; il porte la mention d’éditeur « Chez Madame Lesage, à Paris ». Un second tirage, cette fois de 1500 exemplaires, paraît en Janvier 1927, avec la mention « Chez Marcelle Lesage ».
En 1932, le Dictionnaire politique et critique en reprendra quelques extraits. Enfin, une partie du texte est reprise dans le tome 3 des Œuvres capitales, dans le chapitre Bons et mauvais Maîtres. Maurras y a entièrement supprimé le second article, fait quelques coupes dans le premier, procédé ailleurs à des retouches de détail, et ajouté de nouvelles notes.
par Nicolas le 22 février 2007
Alternative, poème paru dans Le Divan en 1924. Ce poème a été repris en 1925 dans La Musique intérieure, page 264, dans la partie Les Inscriptions et les Sentences.
par Philippe le 13 février 2007
Deux petites gravures d’Albert Decaris s’ajoutent à notre galerie de portraits.

Cet ex-libris de M. Robert Delidon, dont la gravure mesure 60×85 mm, a été tiré en 1945 par le Caveau Saint Roch, à Nancy.
L’épigraphe vient du 10e vers du chant II de l’Enfer de Dante.

Taille : 90×130 mm.
Toujours réalisé en 1945 par le Caveau Saint Roch, à Nancy, c’est le second tirage, destiné aux graveurs de Ravenne, ville où repose l’Alighieri.
La légende est tirée du XXIIe chant du Purgatoire :
Tu as fait comme ceux qui par derrière portent
Une torche la nuit, — elle ne leur sert pas,
Mais elle éclaire ceux qui viennent à leur suite —, (…)
Maurras est représenté sanglé dans le « droguet » alors réservé par l’administration pénitentiaire aux reclus à perpétuité.
par Nicolas le 9 février 2007
Proudhon est l’homme d’une formule : « La propriété c’est le vol. »
Reprise à l’envi pour tirer Proudhon vers le socialisme, quand ce n’est pas vers le communisme. Maurras vous prouve le contraire, ressortant même pour parler de Proudhon un adjectif déjà vieilli en 1910 : papalin. Le papalin est une ancienne monnaie des États pontificaux. Par extension, il désigna comme adjectif un partisan du pape dans les querelles entre le Saint-Siège et l’Italie naissante.
(Nous corrigeons le titre donné à ce texte dans les Cahiers du Cercle Proudhon, À Besançon, titre bien terne et peu parlant, pour faire un clin d’œil au célèbre texte de Maurras sur le centenaire de Victor Hugo.)