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1923

Après la mort de Mallarmé

par Philippe le 3 novembre 2009

Mallarmé, par Manet Génie ou mystificateur ? Ou les deux à la fois ? Cette question, qui aura tant de fois été posée à propos de Picasso, de Roland Barthes et de bien d’autres, ne saurait s’appliquer à quiconque mieux qu’à Stéphane Mallarmé.

Mais il ne sert plus à rien de la poser aujourd’hui. Mallarmé est oublié, il ne représente aucun enjeu pour personne. De son vivant, il était célèbre, autant que Wagner dont il fut l’un des principaux exégètes, plus que les peintres impressionnistes qui étaient ses amis proches. Un siècle plus tard, tout le monde connaît Wagner, et des foules compactes se pressent chaque jour devant les portes du Musée d’Orsay. Mais qui saura restituer de mémoire une seule strophe de Mallarmé ?

Alors, génie ou mystificateur ?

À la fin de sa vie, sa poésie était devenue à ce point obscure que le monde littéraire en était par force partagé en deux camps : les admirateurs inconditionnels et les détracteurs systématiques.

Ferdinand Brunetière, dans la 15e leçon de son « Évolution de la poésie lyrique au XIXe siècle », se contente d’écrire dans la Revue Politique et littéraire du 17 juin 1893 :

D’autres raisons nous ont empêché de parler de M. Stéphane Mallarmé, dont la première est celle-ci, que nous n’avons pas réussi à le comprendre.

Après la mort de Verlaine, c’est Stéphane Mallarmé qui est élu Prince des Poètes. Le camp des admirateurs triomphe. La poésie, expliquaient-ils, doit s’affranchir des contraintes du sens et de la clarté pour mieux atteindre le sublime.

Trente mois plus tard, Mallarmé meurt à son tour. Et comme il est arrivé pour nombre de poètes et de littérateurs, c’est la critique post mortem, le bilan d’une vie dressé quelques jours plus tard par Charles Maurras qui constitue aujourd’hui la source la plus complète, la plus équilibrée, pour comprendre l’œuvre du défunt.

Maurras le contemporain manquait-il de « distanciation » ? En tous cas cela ne l’a pas empêché d’aller à l’essentiel et de savoir mettre pleinement en regard les deux termes de l’alternative. Même si on ne sait rien de Mallarmé, on comprend en lisant l’article de Maurras publié en 1898 ce que Mallarmé avait de réel génie poétique, et ce en quoi il mystifiait son monde.

Ce que les auteurs récents sont bien en mal de faire. Abscons en diable, Mallarmé est en effet une pâture rêvée pour tout ce que l’Université compte de Trissotins, un pensum classique pour tout mandarin désireux de torturer ses étudiants. Il lui a donc été consacré une multitude de thèses et de synthèses. On n’étudie plus Mallarmé, mais les études qui lui ont été consacrées ; plus tard, on en étudie les études d’études. On n’est pas dans la distanciation, mais dans le pur rite académique.

Donner un sens plus dur aux maux de la tribu…

Les résumés biographiques actuels de Mallarmé sont consternants. Comment le décrire avec les critères d’aujourd’hui ? Ce jouisseur ne fréquentait que les bordels les plus bourgeois ; difficile d’en faire un poète maudit, un réprouvé de la société, un persécuté. Oui, mais il était le familier des peintres d’avant garde, il avait des amis à la Revue blanche ? Alors le voici catalogué communard, républicain, dreyfusard. Il est incompréhensible ? Normal, c’était le fondateur de l’Art Moderne…

À côté de ces balourdises, le texte de Maurras nous vient comme une bouffée de fraîcheur et de lumière.

Publié le 5 novembre 1898 dans la Revue encyclopédique, alors que Maurras avait trente ans, il sera repris en 1923 dans le recueil Poètes édité par la revue Le Divan, enfin inclus dans le tome III des Œuvres capitales. Plus de cinquante ans après, Maurras revient sur Mallarmé dans la préface de La Balance intérieure :

Je ne fus nullement un négateur de Mallarmé et ne le deviendrai pas sur mes vieux jours. Mais j’ai le devoir de dire que l’inflation mallarméenne n’est pas non plus mon fort et j’aime mieux ne pas me ronger les pattes à déchiffrer des sens difficiles. La musique des mots y est toujours d’une extrême euphonie. Est-il nécessaire de la gonfler d’une philosophie qui en est trop absente ?

De 1903 à 1923

par Nicolas le 21 juin 2009

La France se confond avec la civilisation et ne saurait souffrir la moindre comparaison tant elle se place naturellement au-dessus et en avant des autres nations. Voilà la thèse de cet article paru en 1903 dans La Gazette de France.

On évoquera donc l’un de ces textes de Maurras devenus illisibles et presque ridicules à force d’outrance chauvine et d’étroitesse nationaliste. Les plus charitables feront valoir que ces thèses étaient à la mode à la Belle-Époque et que peu de journaux d’Europe ou des deux Amériques n’en étaient pas abondamment remplis, chacun défendant la prééminence de sa propre culture patriotiquement confondue avec toute l’intel­ligence du monde.

La réalité est un peu plus complexe. En 1903, ces positions sont très partagées : il s’agit pour Maurras de ne pas laisser la palme du patriotisme sourcilleux, alors moins décriée qu’aujourd’hui et possédant encore une grande vertu politique, à des forces de gauche ou à des modérés. Tout cela est compréhensible et politiquement opportun dans le contexte, déjà, de la montée des tensions qui aboutira à la guerre.

Almanach A.F. 1923 Mais pourquoi reprend-il donc ce texte dans l’Almanach d’A.F. en 1923 ? Si l’on en croit la petite introduction dans l’Almanach, il s’agirait de prouver la fidélité aux principes mis en avant en 1903, qui énonçaient « les principales directions dans lesquelles l’esprit national devait se substituer à l’esprit révolutionnaire ». C’est qu’en 1922, deux événements politiques d’importance ont eu lieu : d’une part la victoire du fascisme italien qui apparaît alors comme un socialisme révolutionnaire préoccupant, d’autre part, en France, l’espoir modéré que suscite la chute de Briand et l’avènement de Poincaré, éternelle incarnation d’une république raisonnable, apaisée et qui s’éloignerait peu à peu des excès révolutionnaires. Léon Daudet avait d’ailleurs puissamment contribué à la chute du gouvernement Briand.

Kiel et Tanger réédité et complété en 1921 avait souligné que la première expérience Poincaré, commencée durant la guerre, avait échoué. Maurras ne sait pas alors que la troisième expérience Poincaré, en 1926, sera interrompue par la maladie malgré la réussite du « Franc Poincaré » qui restera longtemps dans les mémoires populaires. Aussi, il peut espérer dans la deuxième, et croire à l’importance de rappeler ses principes dans l’Almanach qui fait le bilan de 1922 et prépare 1923 : d’abord pour conserver ses troupes qui seraient tentées par un rapprochement excessif avec le régime rendu plus national par la personnalité même de l’homme de l’Union sacrée. Ensuite pour espérer influencer la politique républicaine : on sait que la gauche verra bien les dangers d’une politique nationale menée par Poincaré et que c’est finalement sur le Cartel, qu’il a en partie contribué à susciter, contre lui, que Poincaré échouera en 1924, sa politique de sagesse budgétaire l’ayant rendu impopulaire.

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Brunetière, caricature par Félix VallottonEn 1896, au moment où Maurras publie son Prologue d’un essai sur la critique, la référence incontournable en la matière s’appelle Ferdinand Brunetière. Ce personnage haut en couleurs, bien oublié de nos jours, dirige alors la Revue des deux mondes depuis près de vingt ans. Académicien, professeur à l’École normale supérieure, il est l’auteur d’une multitude de volumineux ouvrages qui font autorité. Maurras, pourtant, ne lui consacre qu’un paragraphe du Prologue, et c’est pour som­mairement l’exécuter.

Brunetière développe alors une vision générale de la littérature qui s’inspire du darwinisme ; ce que Zola cherchait à fonder pour l’expression littéraire elle-même, Brunetière l’étend au discours sur la littérature toute entière et sur son histoire. Inutile de préciser que tout ceci est loin de convaincre Maurras. Mais cela vaut-il d’y consacrer de longs développements ?

Le déclencheur viendra un peu plus tard, lorsque Brunetière annonce qu’il se rapproche de la foi. En fait il se rallie à la démocratie chrétienne naissante, lui apportant un renfort de poids qui en modifie le centre de gravité. D’ailleurs, les écrits de Brunetière qui sont aujourd’hui aisément accessibles sont ceux de ses dernières années (il mourra en 1906), consacrés à son cheminement vers la croyance et à la traduction politique qui en découle.

Maurras fait alors paraître le 14 janvier 1899 dans la Revue encyclopédique Larousse une étude circonstanciée, La décadence de M. Ferdinand Brunetière vue de la fin du siècle, dans laquelle il reconnaît certains mérites à Brunetière, bien qu’il y proclame également que celui-ci n’a ni goût ni jugement, ce qui est pour le moins sévère s’agissant d’un critique !

Mais au-delà des termes de cette décadence, qui donne en passant à Maurras l’occasion de régler leur compte aux Parnassiens, ce texte contient nombre d’éléments qui viennent compléter le Prologue et annoncer L’Avenir de l’intelligence, si bien qu’il sera ensuite republié à diverses reprises, même si entre temps Brunetière est tombé dans l’oubli.

Il reparaîtra ainsi, d’abord en 1913 dans l’ouvrage Charles Maurras et la Critique des lettres, préfacé par Henri Clouard, avec deux autres études consacrées à Barrès et à Verlaine, puis en 1923 dans le recueil L’Allée des philosophes, enfin sous une forme réduite des deux tiers, dans les Œuvres capitales, sous le titre Brunetière ou le faux critique.

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Quand Malraux encensait Maurras

par Philippe le 22 août 2008

Nous avons publié ici-même la dissertation sur la Jeune Captive d’André Chénier rédigée en 1883 par le collégien Charles Maurras. Les bons pères du collège d’Aix avaient quelque peu censuré le poème, et le jeune Maurras, instruit par leurs prudes précautions, avait décrit la prisonnière Aimée de Coigny sous les dehors de la plus parfaite innocence.

Maurras - portrait dans l'édition 1923 de Mademoiselle Monk

Or, en 1902, on découvre les Mémoires qu’Aimée de Coigny avaient consignés en 1817. Ils sont publiés et Maurras en tire un article qui paraît dans la Gazette de France en juillet de cette même année, et qui sera repris en 1905 dans L’Avenir de l’intelligence, sous le titre de Mademoiselle Monk.

Ce titre sera conservé dans toutes les rééditions successives de L’Avenir de l’intelligence. En 1923 Mademoiselle Monk sera publié à part, dans une petite brochure qui s’orne d’une gravure de Gorvel et d’une préface d’un tout jeune écrivain de 22 ans nommé André Malraux.

En revanche il ne sera pas repris dans les Œuvres capitales. Nous en ignorons les raisons, mais deux séries de considérations, qui se renforcent mutuellement, peuvent l’expliquer. D’une part, de nouveaux éléments sur la vie d’Aimée de Coigny ont été découverts bien après 1902, et leur prise en compte aurait nécessité des remaniements dans le texte, peut-être au détriment de sa cohérence. D’autre part, la quasi-totalité des arguments de prospective et de stratégie politique développés dans Mademoiselle Monk ont été repris, quasiment à l’identique, dans la préface de Mes idées politiques.

Si bien que Mademoiselle Monk vaut surtout aujourd’hui par la préface donnée par André Malraux à sa réédition de 1923.

Un retour sur André Chénier…

Maurras résume à grands traits, pour les lecteurs de la Gazette de France, la personnalité et la vie tumultueuse d’Aimée de Coigny, et s’attarde longuement sur le poème d’André Chénier, comme en écho à sa dissertation rédigée près de vingt ans auparavant. Il prend vivement le contrepied du préfacier des Mémoires qui nie vigoureusement toute possibilité de liaison entre le poète et sa voisine de cellule ; il affirme au contraire que cela n’aurait rien d’étonnant, arguant entre autres qu’un poète est mieux placé qu’un juriste pour comprendre l’inspiration d’un autre poète.

Poète, séducteur, mais non libertin, Maurras réagit surtout contre un certain parti-pris pudibond de la critique littéraire de son époque. Il est vrai que nous éprouvons quelque dépaysement à lire ces proses ampoulées où les perversions les plus criantes sont occultées, voire niées contre toute évidence… On est aujourd’hui tombé dans l’excès inverse. Mais au-delà de ces considérations contextuelles, ce qu’on sait de l’histoire de la prison Saint-Lazare pendant la Terreur rend l’hypothèse de Maurras fort plausible.

Pendant la première période de leur incarcération commune, Aimée de Coigny, André Chénier et leurs co-détenus ont connu un régime des plus permissifs. Mais leur gardien débonnaire, un certain Naudet, sera débarqué en prairial lorsque la Terreur entre dans sa phase ultime et paroxystique. Le nouveau directeur Bergot est un robespierriste fanatique qui instaure le règne de la délation. André Chénier y laissera sa tête, alors qu’Aimée de Coigny et son futur second mari réussiront à la sauver, on ne sait au prix de quels arrangements. Bergot sera guillotiné le 11 thermidor, et on peut se demander si le maintien en détention d’Aimée de Coigny pendant les deux mois qui suivent n’était pas destiné en fait à la protéger de quelque règlement de comptes…

La nuit précédant sa montée sur l’échafaud, Chénier compose La Jeune Captive et en fait parvenir le manuscrit à Aimée. Celle-ci ne le conserve pas, et le donne à Aubin-Louis Millin de Grandmaison, aujourd’hui connu comme savant naturaliste et archéologue, mais qui en prison était un indicateur connu et redouté. Ce geste a été interprété comme de l’indifférence, alors qu’au contraire c’était peut-être pour elle le meilleur moyen, risqué certes, de faire parvenir le poème à l’extérieur et d’assurer sa publication au cas où elle aurait été elle-même condamnée !

Rien n’exclut donc que Chénier et Aimée aient été un moment amants, au début de leur réclusion, et que la prisonnière ait conservé pour la mémoire du poète un vif attachement.

…et quelques mots sur Aimée de Coigny

Il est très difficile de reconstituer l’histoire réelle d’Aimée de Coigny. On ne peut qu’en brosser un portrait psychologique, et laisser l’imagination remplir les zones d’ombre. Nul doute que tout homme normalement constitué voudrait la rencontrer telle qu’elle était à vingt ans et la séduire. Ou plus simplement se laisser séduire par elle, car elle n’attendait pas qu’on vînt la chercher.

Portrait d'Aimée de Coigny d'après Wertmüller, 1797

Mais pendant la Terreur les choses sont plus compliquées. Chacun se couvre, mène un multiple jeu, feint, ment et trahit pour survivre. Le comportement d’Aimée de Coigny, revenant à deux reprises à Paris alors qu’elle était en sécurité à l’étranger ne peut qu’obéir à des raisons obscures que nous ignorons. Contrairement à d’autres qui sont revenus par bêtise ou par crédulité se jeter dans la gueule du loup, elle savait certainement ce qu’elle faisait et pourquoi.

Ce que l’on sait d’elle provient de ses propres écrits, des Mémoires rédigés en 1817 et un roman, largement autobiographique, écrit la même année et qui ne sera redécouvert qu’en 1912. Or en 1817 Aimée de Coigny est prématurément vieillie, malade, aigrie, ruinée… ce qui jette un doute sur l’objectivité de son récit d’une vie passée toute pleine d’aventures, de faste, de séductions, d’intrigues, de commerce des grands de ce monde, de triomphes et de chutes, et sans doute aussi de turpitudes inavouables.

De tout cela, que reste-t-il ? Peut-être fut-elle l’un des modèles dont Jacques Laurent s’inspira pour imaginer sa Caroline chérie. Maurras reprend quant à lui ce qu’Aimée raconte du rôle d’intrigante qu’elle joua de 1812 à 1814 pour favoriser le retour des Bourbons. De là l’évocation de Monk, de là des considérations sur la marche et la succession des événements en politique, sur la capacité des hommes (et des femmes…) à influer sur le cours des choses.

Orléaniste tant par son histoire personnelle que par sa tournure d’esprit, devenue légitimiste sous l’influence de son amant du moment, Aimée de Coigny joua-t-elle un rôle aussi considérable que Maurras le laisse entendre, et qui lui fasse mériter a posteriori ce surnom de Mademoiselle Monk ? Ce n’est pas impossible, encore qu’il soit bien difficile de démêler l’imagination de la réalité. Il est certain qu’elle en voulait à Bonaparte et à l’Empire, et qu’elle avait l’oreille de Talleyrand ; mais que fut son rôle ensuite, notamment pendant les Cent Jours, alors que Bruno de Boisgelin, son amant, était à Gand auprès de Louis XVIII ? Nous sommes dans le domaine des supputations.

Lisons son éloge funèbre écrit par Népomucène Lemercier, qui fut l’un des participants réguliers aux dîners organisés chez Talleyrand et dont Aimée de Coigny était l’égérie, tel que le publia Le Moniteur :

Une personne qui n’avait atteint encore que la moitié de sa vie nous est enlevée avant le terme prescrit par la nature. C’était elle que chanta, dans sa jeunesse, le poète André Chénier dans son ode intitulée La Jeune Captive. La duchesse de Fleury connut, par sa situation, tout ce que l’élégance, la délicatesse des bienséances, les grâces donnaient de charmes à la cour de Versailles ; depuis que la séparation d’avec son époux lui fit reprendre le nom de son père, la comtesse de Coigny connut tout ce que la Révolution fit naître de plus intéressant, de plus solide, de plus éclairé sur les affaires et sur les personnes qui les avaient dirigées. Ce mélange d’instruction mit en valeur ses qualités naturelles et les avantages de son éducation extraordinairement soignée. Également familière avec les belles-lettres françaises et latines, elle avait l’acquis d’un homme ; mais le savoir en elle n’était jamais pédant ; elle resta toujours femme et l’une des plus aimables de toutes. Sa conversation éclatait en traits piquants, imprévus et originaux. Elle résumait toute l’éloquence de Mme de Staël en quelques mots perçants. On a lu d’elle un roman anonyme qui, sans remporter un succès d’ostentation, attacha, parce qu’elle l’écrivit d’une plume sincère et passionnée. Elle a composé des mémoires sur nos temps, et une collection de portraits sur nos contemporains les plus distingués par leur rang et par leurs lumières, qui réussirent mieux, étant vivement tracés et plus sincères encore. Nous l’avons perdu le 17 janvier 1820 ; recueillons ce qu’elle nous a laissé et pleurons-là, car son vif et rare esprit, tout brillant qu’il fût, séduisit bien moins que ne touchait la bonté de son cœur.

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La Bataille de la Marne

14 décembre 2007

Maurras décrit longuement la genèse de La Bataille de la Marne dans sa préface de La Musique intérieure et se demande s’il la finira un jour. Non seulement elle restera inachevée — la septième partie se poursuivant, après la quatrième strophe, par des pointillés suggérant que de nouveaux vers sont attendus — mais elle [...]

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La préface à La Musique intérieure

18 octobre 2007

La publication de La Musique intérieure et l’écriture de sa préface, qui constitue l’un des textes majeurs de Maurras, sont intimement liées aux relations que celui-ci entretint avec Daniel Halévy.
Célèbre historien et critique, spécialiste de Proudhon et de Péguy, issu de la grande bourgeoisie parisienne, Daniel Halévy fut au moment de l’Affaire un ardent dreyfusard. [...]

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Ironie et Poésie

27 décembre 2006

Ironie et Poésie fut publié en décembre 1923 sous forme d’un petit livre d’art de 31 pages dont nous reproduisons les trois gravures, œuvres de Léon Schulz, qui l’accompagnent.
Le texte est un dialogue qui met en présence deux protagonistes, Pierre qui est Charles Maurras lui-même, et Paul qui est Jacques Bainville ; Maurras indique [...]

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Dédicaces : Cocteau, De Gaulle, Guitry et Valéry

20 décembre 2006

À Charles Maurras, son admirateur respectueux,
Jean Cocteau. Juin 1923.
 

À Charles Maurras.
Respectueux hommage.
24 mars 1924.
C. de Gaulle.
« Les lois désarmées tombent dans le mépris, les armes insoumises aux lois tombent dans l’anarchie. » (Cardinal de Retz)
 

Pour Charles Maurras, que j’admire comme il convient de l’admirer.
Sacha Guitry.
 

à Charles Maurras,
“Nous n’adorons peut-être pas tous les mêmes Dieux ; mais certaine­ment les [...]

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