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1905

En hommage à Frédéric Amouretti

par Philippe le 25 novembre 2009

Quartier de la Californie à CannesOn sait que Maurras perdit très tôt son père. Son enfance fut également marquée par le souvenir d’un frère aîné, Romain, mort en bas âge. La première des Quatre nuits de Provence évoque cette absence, que l’état-civil nous restitue dans toute sa sècheresse :

  • 26 janvier 1866 : naissance de Romain Charles Aristide Maurras
  • 25 janvier 1868 : décès du précédent
  • 20 avril 1868 : naissance de Charles Marie Photius Maurras
  • 3 septembre 1872 : naissance de François Joseph Émile Maurras
  • 3 janvier 1874 : décès de Jean Joseph Aristide Maurras, père des trois précédents

On ne sait ce que fut réellement l’incidence de ces drames familiaux et de leurs réminiscences sur la vie affective et intellectuelle de Charles Maurras. Sa mère ayant choisi de rester seule après son veuvage, il dut grandir dans une famille sans homme. Ce qui est certain, c’est qu’il se chercha, et trouva un temps, des pères et des grands frères de substitution. Et ce que l’on peut constater a posteriori, c’est son incapacité à avoir des fils, même un seul ; s’il adopta ses neveux après la mort de son frère, il n’eut jamais d’enfant à élever, ni de disciple dont il aurait fait son continuateur attitré.

Les pères, Mistral, Moréas, Anatole France, Monseigneur Penon, furent plutôt, au moins pour les deux premiers, des grand-pères ; Maurice Barrès fut tout au plus un cousin ; Henri Vaugeois, grand frère tardif, arriva trop tard, quand Maurras avait atteint sa pleine maturité.

Mais avant Henri Vaugeois, Maurras vécut en compagnie et quasiment à l’ombre d’un véritable grand frère, guide et inspirateur, aussi bien de sa pensée politique, esthétique et philosophique que de son mode de vie et de ses frasques nocturnes : Frédéric Amouretti.

On sait peu de choses de ce Frédéric Amouretti (18 juillet 1863 – 25 août 1903), né et mort à Cannes où une rue porte aujourd’hui son nom, sinon qu’il se survécut en quelque sorte à travers Maurras, aussi bien par ses qualités que par ses insuffisances.

Comme plus tard Maurras, Amouretti était journaliste, avant tout journaliste, capable dans l’instant d’exprimer ses fulgurances dans une langue claire et cristalline, puis de rassembler toute l’étendue de son savoir encyclopédique dans une argumentation sans faille ; comme plus tard Maurras, c’était un militant fougueux, entier, batailleur, bondissant sur la polémique ; et comme plus tard Maurras, il éprouvait les plus grandes difficultés à composer avec les événements, à contourner les obstacles.

Maurras tenta quelques synthèses dont on peut regretter qu’elles ne soient que tardives ou partielles. Amouretti n’en eut pas le temps ; il ne sut jamais prendre le recul nécessaire pour s’échapper de l’actualité, et il ne nous laisse que des articles épars.

Maurras l’évoque abondamment. En plus de l’histoire, maintes fois racontée, de leur commune Déclaration des jeunes Félibres Fédéralistes de 1892, il lui dédie la préface du Chemin de Paradis, composée en mai 1894, et consacre Kiel et Tanger à sa mémoire, reconnaissant en lui son initiateur à la politique étrangère :

À
FRÉDÉRIC AMOURETTI
PATRIOTE FRANÇAIS
FÉDÉRALISTE DE PROVENCE
ROYALISTE DE RAISON ET DE TRADITION
1863–1903

À L’AMI DISPARU
QUI M’INITIAIT À LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE

À
SON ESPRIT
À
SA MÉMOIRE

AU LIVRE QU’IL AURAIT ÉCRIT
À L’ACTION QU’IL AURAIT CONDUITE

SI
LE DESTIN DE L’HOMME
ET
LA COURSE DES CHOSES
NE S’ÉTAIENT PAS CONTRARIÉS

Héritier spirituel de Fustel de Coulanges dont il accompagna les derniers instants, Amouretti est de ce fait cité par Maurras à de nombreuses reprises, lorsqu’il est question de « remettre l’histoire de France à l’endroit » ou de traiter de nos rapports avec l’Allemagne.

Enfin, Maurras évoque abondamment Amouretti dans Le Mont de Saturne, sous son vrai nom et certainement à travers d’autres allusions et anecdotes.

Amouretti, qui fut l’aîné de cinq ans de Maurras, se retrouve donc en grande partie dans l’œuvre de son illustre cadet. Mais tout n’y est sans doute pas. Marras eut son Pierre Chardon ; Amouretti ne bénéficia de rien de comparable, mais un universitaire, André Cottez, publia en 1937 chez Plon la liste des titres et références de ses articles, accompagnée d’un essai de biographie. Il ressort de ces travaux qu’Amouretti ne limitait pas ses centres d’intérêt à la Provence, au fédéralisme, à Fustel de Coulanges et à la diplomatie ; il était également un observateur attentif de la question sociale et de la vie ouvrière, et il publia de nombreuses études sur les coopératives. Cet aspect « traditionaliste et proudhonien » de son œuvre mériterait d’être retrouvé !

Maurras et Amouretti se rencontrèrent aux fêtes félibréennes de Sceaux en juillet 1889 (on relira dans Dante et Mistral l’histoire de leur fausse première rencontre), et ils ne se quittèrent plus jusqu’en 1901 lorsqu’Amouretti, miné par la maladie, se retira de toute activité et retourna dans sa ville de Cannes où il devait mourir deux ans plus tard.

Dans le court article du 3 septembre 1905 que nous publions aujourd’hui, Maurras écrit qu’il est « indispensable de publier tout Frédéric Amouretti ». Le besoin de cette somme qui n’a jamais vu le jour, c’est aussi celui de la sienne propre, qui deviendra à son tour un leurre sans cesse poursuivi, toujours hors d’atteinte.

Quand Malraux encensait Maurras

par Philippe le 22 août 2008

Nous avons publié ici-même la dissertation sur la Jeune Captive d’André Chénier rédigée en 1883 par le collégien Charles Maurras. Les bons pères du collège d’Aix avaient quelque peu censuré le poème, et le jeune Maurras, instruit par leurs prudes précautions, avait décrit la prisonnière Aimée de Coigny sous les dehors de la plus parfaite innocence.

Maurras - portrait dans l'édition 1923 de Mademoiselle Monk

Or, en 1902, on découvre les Mémoires qu’Aimée de Coigny avaient consignés en 1817. Ils sont publiés et Maurras en tire un article qui paraît dans la Gazette de France en juillet de cette même année, et qui sera repris en 1905 dans L’Avenir de l’intelligence, sous le titre de Mademoiselle Monk.

Ce titre sera conservé dans toutes les rééditions successives de L’Avenir de l’intelligence. En 1923 Mademoiselle Monk sera publié à part, dans une petite brochure qui s’orne d’une gravure de Gorvel et d’une préface d’un tout jeune écrivain de 22 ans nommé André Malraux.

En revanche il ne sera pas repris dans les Œuvres capitales. Nous en ignorons les raisons, mais deux séries de considérations, qui se renforcent mutuellement, peuvent l’expliquer. D’une part, de nouveaux éléments sur la vie d’Aimée de Coigny ont été découverts bien après 1902, et leur prise en compte aurait nécessité des remaniements dans le texte, peut-être au détriment de sa cohérence. D’autre part, la quasi-totalité des arguments de prospective et de stratégie politique développés dans Mademoiselle Monk ont été repris, quasiment à l’identique, dans la préface de Mes idées politiques.

Si bien que Mademoiselle Monk vaut surtout aujourd’hui par la préface donnée par André Malraux à sa réédition de 1923.

Un retour sur André Chénier…

Maurras résume à grands traits, pour les lecteurs de la Gazette de France, la personnalité et la vie tumultueuse d’Aimée de Coigny, et s’attarde longuement sur le poème d’André Chénier, comme en écho à sa dissertation rédigée près de vingt ans auparavant. Il prend vivement le contrepied du préfacier des Mémoires qui nie vigoureusement toute possibilité de liaison entre le poète et sa voisine de cellule ; il affirme au contraire que cela n’aurait rien d’étonnant, arguant entre autres qu’un poète est mieux placé qu’un juriste pour comprendre l’inspiration d’un autre poète.

Poète, séducteur, mais non libertin, Maurras réagit surtout contre un certain parti-pris pudibond de la critique littéraire de son époque. Il est vrai que nous éprouvons quelque dépaysement à lire ces proses ampoulées où les perversions les plus criantes sont occultées, voire niées contre toute évidence… On est aujourd’hui tombé dans l’excès inverse. Mais au-delà de ces considérations contextuelles, ce qu’on sait de l’histoire de la prison Saint-Lazare pendant la Terreur rend l’hypothèse de Maurras fort plausible.

Pendant la première période de leur incarcération commune, Aimée de Coigny, André Chénier et leurs co-détenus ont connu un régime des plus permissifs. Mais leur gardien débonnaire, un certain Naudet, sera débarqué en prairial lorsque la Terreur entre dans sa phase ultime et paroxystique. Le nouveau directeur Bergot est un robespierriste fanatique qui instaure le règne de la délation. André Chénier y laissera sa tête, alors qu’Aimée de Coigny et son futur second mari réussiront à la sauver, on ne sait au prix de quels arrangements. Bergot sera guillotiné le 11 thermidor, et on peut se demander si le maintien en détention d’Aimée de Coigny pendant les deux mois qui suivent n’était pas destiné en fait à la protéger de quelque règlement de comptes…

La nuit précédant sa montée sur l’échafaud, Chénier compose La Jeune Captive et en fait parvenir le manuscrit à Aimée. Celle-ci ne le conserve pas, et le donne à Aubin-Louis Millin de Grandmaison, aujourd’hui connu comme savant naturaliste et archéologue, mais qui en prison était un indicateur connu et redouté. Ce geste a été interprété comme de l’indifférence, alors qu’au contraire c’était peut-être pour elle le meilleur moyen, risqué certes, de faire parvenir le poème à l’extérieur et d’assurer sa publication au cas où elle aurait été elle-même condamnée !

Rien n’exclut donc que Chénier et Aimée aient été un moment amants, au début de leur réclusion, et que la prisonnière ait conservé pour la mémoire du poète un vif attachement.

…et quelques mots sur Aimée de Coigny

Il est très difficile de reconstituer l’histoire réelle d’Aimée de Coigny. On ne peut qu’en brosser un portrait psychologique, et laisser l’imagination remplir les zones d’ombre. Nul doute que tout homme normalement constitué voudrait la rencontrer telle qu’elle était à vingt ans et la séduire. Ou plus simplement se laisser séduire par elle, car elle n’attendait pas qu’on vînt la chercher.

Portrait d'Aimée de Coigny d'après Wertmüller, 1797

Mais pendant la Terreur les choses sont plus compliquées. Chacun se couvre, mène un multiple jeu, feint, ment et trahit pour survivre. Le comportement d’Aimée de Coigny, revenant à deux reprises à Paris alors qu’elle était en sécurité à l’étranger ne peut qu’obéir à des raisons obscures que nous ignorons. Contrairement à d’autres qui sont revenus par bêtise ou par crédulité se jeter dans la gueule du loup, elle savait certainement ce qu’elle faisait et pourquoi.

Ce que l’on sait d’elle provient de ses propres écrits, des Mémoires rédigés en 1817 et un roman, largement autobiographique, écrit la même année et qui ne sera redécouvert qu’en 1912. Or en 1817 Aimée de Coigny est prématurément vieillie, malade, aigrie, ruinée… ce qui jette un doute sur l’objectivité de son récit d’une vie passée toute pleine d’aventures, de faste, de séductions, d’intrigues, de commerce des grands de ce monde, de triomphes et de chutes, et sans doute aussi de turpitudes inavouables.

De tout cela, que reste-t-il ? Peut-être fut-elle l’un des modèles dont Jacques Laurent s’inspira pour imaginer sa Caroline chérie. Maurras reprend quant à lui ce qu’Aimée raconte du rôle d’intrigante qu’elle joua de 1812 à 1814 pour favoriser le retour des Bourbons. De là l’évocation de Monk, de là des considérations sur la marche et la succession des événements en politique, sur la capacité des hommes (et des femmes…) à influer sur le cours des choses.

Orléaniste tant par son histoire personnelle que par sa tournure d’esprit, devenue légitimiste sous l’influence de son amant du moment, Aimée de Coigny joua-t-elle un rôle aussi considérable que Maurras le laisse entendre, et qui lui fasse mériter a posteriori ce surnom de Mademoiselle Monk ? Ce n’est pas impossible, encore qu’il soit bien difficile de démêler l’imagination de la réalité. Il est certain qu’elle en voulait à Bonaparte et à l’Empire, et qu’elle avait l’oreille de Talleyrand ; mais que fut son rôle ensuite, notamment pendant les Cent Jours, alors que Bruno de Boisgelin, son amant, était à Gand auprès de Louis XVIII ? Nous sommes dans le domaine des supputations.

Lisons son éloge funèbre écrit par Népomucène Lemercier, qui fut l’un des participants réguliers aux dîners organisés chez Talleyrand et dont Aimée de Coigny était l’égérie, tel que le publia Le Moniteur :

Une personne qui n’avait atteint encore que la moitié de sa vie nous est enlevée avant le terme prescrit par la nature. C’était elle que chanta, dans sa jeunesse, le poète André Chénier dans son ode intitulée La Jeune Captive. La duchesse de Fleury connut, par sa situation, tout ce que l’élégance, la délicatesse des bienséances, les grâces donnaient de charmes à la cour de Versailles ; depuis que la séparation d’avec son époux lui fit reprendre le nom de son père, la comtesse de Coigny connut tout ce que la Révolution fit naître de plus intéressant, de plus solide, de plus éclairé sur les affaires et sur les personnes qui les avaient dirigées. Ce mélange d’instruction mit en valeur ses qualités naturelles et les avantages de son éducation extraordinairement soignée. Également familière avec les belles-lettres françaises et latines, elle avait l’acquis d’un homme ; mais le savoir en elle n’était jamais pédant ; elle resta toujours femme et l’une des plus aimables de toutes. Sa conversation éclatait en traits piquants, imprévus et originaux. Elle résumait toute l’éloquence de Mme de Staël en quelques mots perçants. On a lu d’elle un roman anonyme qui, sans remporter un succès d’ostentation, attacha, parce qu’elle l’écrivit d’une plume sincère et passionnée. Elle a composé des mémoires sur nos temps, et une collection de portraits sur nos contemporains les plus distingués par leur rang et par leurs lumières, qui réussirent mieux, étant vivement tracés et plus sincères encore. Nous l’avons perdu le 17 janvier 1820 ; recueillons ce qu’elle nous a laissé et pleurons-là, car son vif et rare esprit, tout brillant qu’il fût, séduisit bien moins que ne touchait la bonté de son cœur.

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L’évidence de Kiel et Tanger

par Nicolas le 29 mai 2008

Actuel Kiel et Tanger ? inactuel ? « Un acquis pour la suite des temps » affirmait Boutang de ce livre écrit en 1905, revu et publié en 1910, puis modifié en 1913 et 1921, notre texte reprenant cette « édition définitive » publiée à la Nouvelle Librairie nationale.

Et effectivement il vaut mieux parler de permanence des impuissances républicaines dénoncées par Maurras que d’actualité ou d’inactualité.

Certes la république française n’est plus tentée par l’essai d’alliance allemande fait par Hanotaux et qui achoppa sur l’hostilité anglaise, qui plus est en plein déclenchement de l’Affaire Dreyfus. Plus question non plus d’alliance anglaise comme d’un point cardinal de la politique étrangère et maritime voulue par Delcassé et que l’Allemagne arriva à briser.

Les termes sans doute ont changé. Mais l’alternative insoluble elle-même, ce fait que l’une comme l’autre politique étrangères contraires restent stériles faute de suite, de conduite, et par l’intervention directe de l’étranger jusque dans le gouvernement de la France, tout cela ne dira-t-il rien à nos contemporains ?

Car au delà des précisions d’histoire sur la vie parlementaire et intellectuelle de la troisième République, l’un des propos essentiels de Kiel est bien celui-là : la république française ne peut avoir de politique étrangère. Sans doute elle met ce nom sur quelque chose, mais de politique suivie, de définition clairement affirmée des intérêts de la France et de poursuite acharnée de ces intérêts, non. Et si elle n’en a pas, ce n’est pas par accident, c’est parce qu’elle est une république démocratique et parlementaire, c’est en raison même de sa substance institutionnelle. Maurras va jusqu’à dire que l’une comme l’autre alliance avait son sens. L’une comme l’autre aurait pu être conçue, poursuivie, achevée par un régime autre. La République, parce que république, les a naufragées toutes les deux.

Mais Kiel et Tanger ne parle pas seulement de la politique étrangère. Un autre grand thème de Kiel est lui aussi une permanence républicaine : c’est l’impossibilité, de Félix Faure et Méline en Poincaré, d’une république conservatrice ou même modérée. Là aussi les conditions du régime sont contraires à ce qu’on voudrait en faire : la république ne peut que continuer sur son erre, la question religieuse jouant le rôle du cliquet après l’Affaire. Cet éloignement d’une modération prospère pour une construction de plus en plus idéologique et gauchie n’est qu’à peine entamé par les nécessités de la Guerre — rappelons que c’est précisément au prétexte de la guerre que la France basculera dans le régime redistributif en créant un impôt sur les revenus contre lequel le pays avait longuement renâclé.

Là encore, qui dira que l’impossibilité d’une politique conservatrice ou simplement pragmatique du fait même des pesanteurs du régime et de son organisation ne peut être lue aujourd’hui dans les préoccupations politiques les plus immédiates ?

Maurras est clair et sans nuances quand il résume dans l’introduction sa longue démonstration qui va suivre :

Sept ans de politique d’extrême-gauche, les sept ans de révolution qui coururent de 1898 à 1905, firent à la patrie française un tort beaucoup moins décisif que les trois années de République conservatrice qui allèrent de 1895 à 1898.

Le lecteur de 2008 trouvera aussi bien des pages qui, évoquant les rêves de paix de Jaurès ou les ambiguïtés de Gambetta sur la Revanche, le feront réfléchir sur les motivations réelles des pacifismes actuels ou sur les buts inavoués des efforts pour établir une justice internationale qui trancherait sans conflits les rapports entre les nations.

Si bien qu’il n’est pas absurde de reprendre aujourd’hui mot pour mot l’exhortation de Maurras :

Le patriotisme sincère ne peut fermer les yeux. Mais de semblables inquiétudes sont bien dures à exprimer ! En réimprimant aujourd’hui question et réponse, je voudrais pouvoir n’en rien dire de plus et me contenter d’une adjuration sommaire au Français, à l’allié, au civilisé, à cet homme pensant qui est intéressé à la vie de la France :

— Prenez ! lisez ! voyez ! N’est-ce pas l’évidence même ?

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