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Biographie

Sur un calembour mistralien

par Philippe le 17 février 2009

Frédéric MistralMaurras cite à plusieurs reprises dans son œuvre une dédicace que lui fit Mistral :

Te mau-ras manjo e beù !

dans laquelle son patronyme, transcrit en provençal, prend le sens de mal rassasié, la phrase complète se lisant : « Tiens, mal rassasié, mange et bois ! »

Dans un court appendice de La Balance intérieure, c’est à dire dans les tout derniers temps de sa vie, Maurras nous éclaire sur l’histoire de cette petite phrase :

Il faut bien dire à quel propos Mistral fit à mon nom l’honneur de ce calembour.

Cela remonte à 1889. Il venait de publier la seconde édition, étendue et complétée, des Îles d’or. J’y avais naturellement répondu par un article d’enthousiasme heureux. Il m’en remercia. Mais La Reine Jeanne paraissait. Je ne recevais pas La Reine Jeanne ! Je réclamai ! Le poète me l’adressa tout de suite après avoir inscrit au premier feuillet une pointe pour le critique insatiable qui avait toujours faim et soif de ses vers.

J’eus le tort d’essayer de lui répondre dans un petit poème provençal bien mauvais.

Quarante ans plus tard, en recueillant mon œuvrette en langue d’oc, Mar e lono, je m’escrimai à refaire cette pauvre réponse qui n’en valut pas mieux. L’étincelante flèche d’or du Maillanais n’en vibre pas moins, dans toute sa gloire, au fond de ma pensée comme à quelques surfaces de ma vie et de mon action.

Mar e lono veut dire « Mer et lagune ». Quant au mal rassasié, si effectivement Maurras eut toute sa vie faim et soif des vers de Mistral, de Dante ou de bien d’autres, ces mots ont peut-être eu pour lui une autre signification, plus ambiguë. Ils nous renvoient en effet au menaçant « Vous n’en avez jamais assez ! » proféré par la Menoune du Mont de Saturne.

À force d’en vouloir toujours plus en politique, Maurras ne s’est-il pas, par lassitude, après des décennies de combats et d’épreuves, quelque peu rassasié de sa situation ? Certes, il n’y eut jamais de rupture franche, un Maurras conservateur et désabusé prenant la place d’un Maurras révolutionnaire et insatiable. Mais il y eut coexistence des deux ; une petite place restait toujours ouverte à une expression dissidente, autocritique, souvent cryptée…

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Lettres à Charles Maurras, au Septentrion

par AAMCP le 1 septembre 2008

Les Presses universitaires du Septentrion publient Lettres à Charles Maurras - Amitiés politiques, lettres autographes, 1898-1952.

Nous ne pouvons que remercier l’éditeur de nous avoir fourni l’introduction de l’ouvrage, que vous pouvez télécharger, ainsi qu’un bulletin de commande si vous aviez du mal à vous procurer le livre en librairie.

Lettres à Charles Maurras

Creusant les racines du genre épistolaire, ce recueil commenté de quelque quatre vingt lettres adressées à Charles Maurras par ses amis : des figures tutélaires de l’Action Française (Jacques Bainville, Léon de Montesquiou, Lucien Moreau, Henri Vaugeois), des hommes de confiance (Bernard de Vaulx, l’amiral Antoine Schwerer), des références intellectuelles (Robert Brasillach, Thierry Maulnier) ou des « bras armés » (Maurice Pujo, Georges Calzant, Lucien Lacour, Marius Plateau, Maxime Réal del Sarte), rend compte du comportement et des postures politiques de cohortes générationnelles unies. Marquées par les violences de guerre, imprégnée de valeurs royalistes, nationales, catholiques ou « anti-boches », elles expriment une adhésion sans partage aux idéologies maurrassiennes sous les mots de billets fiévreux ou de longues missives qui témoignent de l’urgente envie d’agir. Ces correspondances respectueuses autant qu’empathiques avec le « Cher Maître », choisies pour l’exploitation directe qu’elles autorisent sur l’intime de chacun et le lien privilégié entretenu avec Maurras, mettent au jour un corpus homogène par la place qu’il réserve à la logique collective qui anime en les soudant groupes, réseaux et cercles de sociabilités. Pour autant, ressortent les spécificités sociales et culturelles de trajectoires individuelles, disjointes parfois dans les écarts de tranches d’âge, restituant pour l’historien la singularité de positionnements politiques mus par l’intransigeance de l’engagement.

Agnès Callu, ancienne élève de l’École nationale des Chartes et de l’Institut national du Patrimoine, auteur d’une thèse sur la Réunion des Musées nationaux sous la IIIe République publiée et couronnée du prix Lenoir, est conservateur du Patrimoine aux Archives nationales, chercheur-associé au CNRS (Institut d’histoire du temps présent, IHTP) et à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), chargé de cours à l’Université Paris IV – Sorbonne et à l’École nationale des Chartes.

Patricia Gillet, ancienne élève de l’École nationale des Chartes, auteur d’une thèse sur Étienne Baluze (1630-1718) et l’histoire du Limousin : méthodes et desseins d’un érudit du XVIIe siècle (à paraître), est conservateur en chef du Patrimoine aux Archives nationales et membre de la section d’histoire contemporaine et du temps présent du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS).

Ont également contribué à l’ouvrage :

  • Marie Cattelain, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris ;
  • Laurent Ferri, conservateur à la bibliothèque de l’université Cornell (Ithaca, New York) ;
  • Bertrand Joly, professeur à l’université de Nantes ;
  • Sébastien Laurent, maître de conférences habilité à l’université Bordeaux III ;
  • Thomas Roman, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.

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L’écologie du cyprès

par Philippe le 9 juillet 2008

Dans les derniers jours de 1941 paraît en Arles, aux éditions « J. GIBERT », un petit livre de maximes et de coupures d’articles de Charles Maurras intitulé Sans la muraille des cyprès.

Il s’ouvre sur un vibrant hommage à Mgr Penon, mort douze ans auparavant :

À mon premier et dernier Maître
À l’ami de toujours
Monseigneur Penon
Évêque et citoyen

Fidèle hommage de l’admiration pleine de gratitude qu’un vieil élève adresse au parfait humaniste par qui, de 1882 à 1885, il fut éveillé à l’amour des lettres profanes et, de 1906 à 1926 et 1929, gardé dans le profond respect dû à l’Église de l’Ordre.

L’attention du lecteur est attirée dès la seconde page de garde sur le fait que « conformément à la volonté expresse de l’auteur, cet ouvrage ne sera jamais réimprimé ».

Qu’en est-il et pourquoi cette étrange décision ? Nous en sommes réduits aux conjectures. On sait seulement que le choix et l’arrangement des textes a été réalisé par Mademoiselle Jacqueline Gibert, qui en a ensuite fait réaliser l’édition sous son propre nom. Cette demoiselle était dévouée corps et âme à Charles Maurras, dont elle assurait une large part du secrétariat. Animatrice zélée de l’association des Dames royalistes, elle débordait d’activité, et peut-être justement se mêlait-elle un peu trop de tout, cachant certaines lettres, éconduisant certains visiteurs… si bien que, paraît-il, Charles Maurras en fut plusieurs fois irrité.

Aurait-il donc, concernant la composition de l’ouvrage, été mis devant le fait accompli, et faute de pouvoir en faire remanier un contenu qui ne correspondait pas à ses souhaits, se serait-il résigné à en empêcher tout retirage ? Ce n’est qu’une hypothèse, mais d’autant plus vraisemblable que le principe même de ce recueil de pensées aurait dû, au contraire, le pousser à souhaiter une diffusion la plus large possible.

Maurras exprime d’ailleurs très explicitement ce sentiment dans sa préface : ces pensées sont une « espèce de testament » qu’il dédie à sa « postérité d’esprit ».

Celle-ci devra donc se contenter de ce qui reste des 600 exemplaires tirés sur grand papier et des 3000 exemplaires ordinaires, au tout petit format, imprimés le 30 novembre 1941.

Nous avions nous-mêmes envisagé, pour respecter les volontés de l’auteur, de ne diffuser Sans la muraille des cyprès qu’en version non-imprimable.

Puis, réfléchissant plus avant, nous sommes parvenus à la conclusion que publier l’ouvrage tel quel n’avait en soi aucun intérêt.

Sans la muraille des cyprès se compose en effet de trois parties, non titrées, et d’une préface dont les cinq premiers mots ont donné son titre au recueil.

Rien ou presque ne distingue ni ne structure les trois parties de l’ouvrage ; mises bout à bout elles forment une accumulation sans grand fil conducteur de quelques centaines de phrases ou d’extraits d’articles, qui ne sont ni numérotés, ni surtout référencés. Ce qui aurait pu être un résumé de poche du Dictionnaire politique et critique ne peut donc ni s’étudier, ni se consulter. On y trouve aussi bien des maximes, parmi les plus célèbres de Maurras, comme

Tout désespoir en politique est une sottise absolue

ou

De toutes les libertés humaines, la plus précieuse est l’indépendance de la patrie

que des hommages funèbres, des considérations sur l’état de la France un an après la débâcle, des lettres adressées au Vatican, des retours sur Dante et Mistral… tandis que la préface, toute martégale d’inspiration, semble faire suite à celle de La Musique intérieure et des Quatre nuits de Provence.

La Maison de Ch. Maurras, à Martigues, vers 1941

Nous avons dès lors choisi de publier d’une part cette préface, dont il serait absurde de priver le lecteur d’aujourd’hui, et de nous réserver de faire paraître ultérieurement quelques extraits du livre, mais regroupés par thèmes précis et convenablement référencés. Ainsi serons-nous fidèles aux volontés de Maurras : pas de réimpression, mais une sélection critique et enrichie, pour en pérenniser la substantifique moelle.

Nous avons réintégré dans la préface le tout dernier paragraphe de la troisième partie, qui lui fait écho et referme l’ouvrage sur une note de cohérence bienvenue ; ainsi est né ce Théorème du Cyprès, qui commence par des souvenirs d’enfance et s’achève par des principes de haute politique.

Cette thématique du cyprès se retrouve dans deux poèmes de La Musique intérieure. Le souvenir des arbres abattus en 1882 y est omniprésent. Dans le premier, c’est la perspective de la propre mort du poète qui domine, et on y discerne des associations qui reviendront plus tard dans la Prière de la Fin :

Le Cyprès

Jours appesantis d’un souvenir sombre,
    Tout me fait trop mal ;
Ensevelissons nos restes à l’ombre
    Du cyprès natal.

Ô roi des jardins de pampre et d’olive,
    De roses vêtu,
Orgueil et pudeur de l’âme plaintive,
    De moi voudras-tu ?

Tu m’as vu tenter d’amollir la roche ;
    Mon gémissement
Pressa du plus vain de tous les reproches
    Le dur élément.

Mais, qu’il t’en souvienne ! À l’humble défaite
    De ma longue erreur,
Nulle cruauté qui broyât ma tête
    N’a dompté mon cœur.

Et, bien qu’aux réseaux de l’Enchanteresse
    Fût lié mon sort,
J’ai la liberté des seules richesses :
    L’honneur et la mort.

Tu peux m’accorder la paix de ton ombre,
    Ami fier et pur,
Et m’incorporer à ton signe sombre
    Debout dans l’azur.

Mais dans le second poème, dont Maurras cite des extraits dans le texte du Théorème, la mort n’est que l’effet de la folie des hommes, dont le retour maléfique est inexorable :

Les Témoins

Toujours la même chose…
Molière

— Le Sort et ses coups, la Vie et ses songes
    Ne sont pas obscurs,
Disent tes cyprès que la lune allonge
    Au ras de ton mur.

Devant la maison que trois siècles dorent,
    Fuseaux ténébreux,
Nous recommençons le rêve d’enclore
    Votre jardin creux,

Mais dans votre main l’avare cognée
    A plus de vingt fois
Couché tout sanglants sous l’herbe indignée
    La feuille et le bois.

Tu dis que ta loi les a fait renaître ?
    Mais je vois encor
Quel rustre acharné qui te dit son maître
    Nous portait la mort ;

Réduit à pleurer ses vieilles démences,
    Ton cœur insensé
Peut-il empêcher qu’elles recommencent
    Leur crime passé ?

Du cuisant regret les larmes fécondes
    Sont fruit de saison ;
La terre, en tournant, ramène son monde
    À la déraison.

Tes cyprès ont vu quelle pauvre place
    Fait au changement
La faux d’un destin qui passe et qui repasse
    Éternellement.

L’exergue est tirée de la première scène de l’acte II de Dom Juan. Elle n’a en soi aucune relation avec le reste de l’intrigue de la pièce. Pierrot, le paysan qui a sauvé Dom Juan et son équipage de la noyade, explique à sa fiancée Charlotte qu’il trouve qu’elle ne l’aime pas assez, et celle-ci se défend devant ces jérémiades, se plaignant qu’il lui répète « toujours la même chose » :

— Mon quieu, Pierrot, tu me viens toujou dire la mesme chose.
— Je te dis toujou la mesme chose, parce que c’est toujou la mesme chose, et si ce n’était pas toujou la mesme chose, je ne te dirai pas toujou la mesme chose.

Ensuite, Dom Juan tentera de séduire Charlotte. Mais ceci n’a aucune importance. Maurras ne retient de cette réplique que sa dimension obsessionnelle ; le souvenir des cyprès abattus lui revient sans cesse à l’esprit, et il ne réparera jamais assez sa faute.

Ch. Maurras et ses cyprès, à Martigues, vers 1941

De ces centaines de cyprès que Maurras énumère dans son Théorème, de ce « chœur végétal » qu’il aura planté ou rêvé de faire planter entre sa maison du Chemin de Paradis et le moulin situé en haut de la colline, pour qu’ils y grandissent et permettent un jour « aux esprits à qui j’aurais donné de la vie et du mouvement » de « venir dialoguer sous mes arbres pour en goûter l’âpre et chaude salubrité », il ne reste hélas aujourd’hui que la nostalgie ; le développement et l’urbanisme de Martigues, expression de la déraison récurrente des hommes dont parlent Les Témoins, les auront plus sûrement rasés que l’acte de folie destructrice dont Maurras s’est repenti toute sa vie.

À Martigues, ou ailleurs, retrouvons néanmoins ces grands cyprès, réels ou symboliques, au moins leurs âmes de « fuseaux ténébreux » ; au besoin, replantons-les, ces cyprès protecteurs, ces frères naturels, pour goûter de leur ombre bienfaisante, et en faire selon le vœu de Charles Maurras un hâvre de retrouvailles permanentes de sa « postérité d’esprit » !

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L’épée d’académicien de Charles Maurras

par Philippe le 8 avril 2008

Charles Maurras a été élu à l’Académie française le 9 juin 1938.

Son épée d’académicien, financée par une souscription nationale, lui fut offerte le 4 mars 1939, salle Wagram, par Charles Trochu, président du conseil municipal de Paris. Conçue par Maxime Real del Sarte qui en cisela la maquette, elle fut réalisée par le joaillier Mellerio.

Poignée de l'épée d'académicien de Charles Maurras

La poignée représente Sainte Geneviève protégeant de ses mains un écu fleurdelysé posé à la proue d’une nef d’où se détache le chapiteau de pierre dit « bucrâne » qui orne la terrasse de la maison du Chemin de Paradis. Les vagues évoquent la vocation de marin à laquelle Charles Maurras dut renoncer à cause de sa surdité ; elles battent contre un mur de pierres surmonté de « merlons », semblables à ceux du mur grec de Saint Blaise, site archéologique proche de Martigues qui inspira profondément Maurras.

La bastide du Chemin de Paradis, maison de famille de Charles Maurras, gardée par deux cyprès d’émeraudes, est encadrée par les armes de Provence et de Martigues, et surmontée d’un ciel où brille une Grande Ourse de diamants. Sur le revers se trouve le château de Versailles, flanqué des armes de France et de Versailles, et surmonté du bouclier d’Orion.

Par ailleurs, le fourreau de l’épée se termine par une petite amphore grecque.

Coquilles de l'épée d'acadaémicien de Ch. Maurras

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Une nouvelle copie du jeune Maurras

26 mai 2007

Nous revenons cette fois vers le jeune Maurras, puisque cette copie date de sa quinzième année. Il s’agit d’une dissertation sur Tacite, dont nous vous proposons le texte un peu complexe puisqu’il existe deux versions de ce devoir, l’une originale, l’autre recopiée et remaniée pour un « cahier d’honneur ».

La courte phrase qui suit la [...]

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Comment Maurras est-il devenu royaliste ?

13 mai 2007

Il nous le dit lui-même dans ce texte intitulé Confession politique d’une manière un peu vieillie et que nous rebaptisons Comment je suis devenu royaliste.
Le texte, composite dès sa première publication puisqu’il comprend une longue Méditation sur Hécatée de Milet qui lui est antérieure, elle-même composée de deux parties écrites à des époques différentes, a [...]

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Macchus échappé des Atellanes

17 janvier 2007

Mon cher Deschamps,
Votre collaborateur M. Adolphe Retté, dans la Plume du 15 février dernier, mêle mon nom à de plates bouffonneries. Dites-lui, je vous prie, qu’il a perdu son temps : il ne m’a pas donné le sujet ni l’envie de m’intéresser à ses livres.
La première agression qu’il se permit à mon égard lui ayant [...]

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Une soirée au Quartier latin

7 janvier 2007

Le texte ci-dessous, signé par Francisque Sarcey dans la Plume du 15 novembre 1891, ne fait que citer Maurras. Mais il permet de mieux comprendre dans quel milieu parisien évolue alors Charles Maurras.
UNE SOIRÉE AU QUARTIER LATIN
Ah ! mes amis ! Quelle bonne soirée je viens de passer au Soleil d’or, un café du Quartier-Latin où [...]

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