Retour sur Cargèse

Dans notre récente présentation du texte de Maurras sur Cargèse, nous avions mentionné qu’il est « possible que [ce texte] ait auparavant été publié dans une revue, comme plusieurs autres chapitres d’Anthinéa, mais nous n’en savons pas plus ». Un de nos correspondants, qui n’ignore rien de ce qui touche à l’île de Beauté, nous a communiqué l’information qui nous manquait : Une ville grecque et française a été publié pour la première fois sous le titre Les Cargésiennes, en novembre 1900, dans la Revue hebdomadaire. Merci pour cette précision !

Ceci nous conduit à revenir sur Roger Joseph, dont la Biblio-Iconographie de Charles Maurras, co-signée avec Jean Forges (première édition en 1953, refondue en 1980) est notre principale source d’information. Mais il nous arrive aussi d’y trouver des erreurs ou, comme pour la première publication de l’article sur Cargèse, des omissions.

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En Arles, aux temps de Trophime

Qui était ce Trophime, compagnon de Lazare, arrivé en Provence avec les saintes Maries, donné comme premier évêque d’Arles ? Fut-il, de par des polémiques savantes ou naïves, et à l’instar de Marie-Madeleine, un ou plusieurs personnages ? Les écrits ne s’accordent guère entre eux, et le font voyager de plusieurs siècles d’un coup, en cette antiquité romaine où l’histoire de la Provence n’était pas consignée dans les archives reliées du bulletin des débats d’une Assemblée…

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Charles Maurras en 1877

Charles Maurras en 1877.
Charles Maurras en 1877.
Le quatrième et dernier tome des Œuvres capitales s’ouvre sur une photographie de Maurras à l’âge de neuf ans. Ce cliché n’a bien sûr qu’un intérêt anecdotique ; mais, comme nous venons d’en acquérir le négatif original, nous sommes heureux d’enrichir la galerie de notre site avec ce portrait d’enfant en bonne définition, de façon à ce que chacun puisse en faire des tirages de qualité.

Il s’agit d’une plaque de verre, de format 88 sur 117 millimètres, la zone utile faisant 65 millimètres sur 98, portant mention de la maison J. Fabre, à Marseille ; sans doute un certain Joseph Fabre, qui fut à la fois peintre portraitiste et photographe, né à Uzès en 1834.

Action politique ou action sociale ?

Politique d’abord ! mais l’action sociale alors ? Le débat est récurrent, déchaîne à l’occasion les passions. Maurras y revient en 1937, dans une lettre publiée par L’Étudiant français à l’occasion de querelles avec divers mouvements, dont les Croix de feu du colonel de La Rocque.

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Un discours maurrassien

À quoi ressemblait un discours de Maurras ? Pas un grand discours vibrant reproduit dans l’AF, mais un de ceux qu’il devait faire plusieurs fois par mois, devant une assistance restreinte ? Eh bien en voilà un, que reproduisait en 1938 L’Étudiant français. Petit discours de circonstance, donné pour un dîner des avocats proches de l’Action française, en février 1938, au restaurant Noël Peters — endroit mémorable s’il en est puisque le homard à l’américaine y fut inventé.

Noël Peters, la salle mauresque.
Noël Peters, la salle mauresque.
Un tel discours, c’est un mélange des circonstances du moment (ici le dîner des avocats, on parlera donc de droit), d’actualité (le Front populaire continué par Chautemps et les lointaines suites de l’affaire Stavisky), de souvenirs glorieux (l’autre Affaire, fondatrice) et de principes politiques (le rappel à la monarchie) ou moraux (les conditions d’une société juste).

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