Telle est la question qui sommeille en chacun de nous et dont l’éveil est mortifère. Maurras moque cet emballement de la sensibilité chez des auteurs comme la comtesse de Noailles ; il l’aura dénoncé en politique toute sa vie durant ; et dès son plus jeune âge, depuis la nuit du Tholonet, il en fait un thème récurrent de sa réflexion anthropologique.
L’un des contes du Chemin de Paradis, le second de la série « Voluptés », Eucher de l’île, est à ce propos sous-titré la naissance de la sensibilité. On y voit un rude pêcheur de Martigues nommé Eucher devenir sur le soir de sa vie un fin rhéteur, qui s’attendrit sur lui-même, puis tombe sous l’emprise totale de ses sentiments incontrôlés jusqu’à s’en donner la mort. Car, comme l’explique l’apparition marine qui le fascine :

