Certes Charles Maurras parle peu de musique, et pour cause : on sait sa surdité.
Comment néanmoins passer sous silence ce qui apparaît comme un événement presque maurrassien quand l’opéra de Paris propose, au Palais Garnier, la Mireille de Gounod, créée le 19 mars 1864 sur un livret de Michel Carré d’après le poème de Frédéric Mistral ?
Précisons qui plus est que cette mise en scène de 2009 a fait siffler à la première tout ce que Paris compte de belles âmes dans la culture officielle, indisposées par une Mireille jugée conservatrice, réactionnaire et pour tout dire en un mot trop française pour eux.
Ne rappelons que pour mémoire la proximité de Maurras et de Mistral, presque la dévotion qui unissait le martégal au poète natif de Maillane. Plusieurs des textes que nous avons publiés l’évoquent, comme le numéro spécial de La Plume sur le félibrige, Dante et Mistral, Les Secrets du Soleil ou encore la préface à la Balance intérieure, entre autres.




