Dieu et le Roi
Axel Tisserand, qui a déjà publié les Lettres des Jeux Olympiques chez Garnier-Flammarion, publie chez
la correspondance de Charles Maurras avec l’abbé Penon entre 1883 et 1928.
Sans doute d’autres avant Axel Tisserand avaient exploré ce fonds, Victor Nguyen en particulier, mais c’est la première publication de cette correspondance.

Voici la présentation qu’en fait l’éditeur :
L’abbé Penon, un Provençal devenu évêque de Moulins, a été le précepteur puis le directeur de conscience du jeune Charles Maurras. Une amitié s’est nouée entre les deux hommes, qui n’a pris fin qu’à la mort de Penon en 1928. Il en reste une correspondance inédite, d’un intérêt considérable, près d’un demi siècle de l’histoire politique et intellectuelle de la Troisième République défilant sous nos yeux. Les principaux épisodes, Affaire Dreyfus, Séparation, fondation de l’Action française, Première Guerre mondiale, Bloc national et Cartel des gauches, occupation de la Ruhr, condamnation de l’Action française par Pie XI… sont abordés avec une liberté de ton absolue, aucun des deux hommes n’écrivant pour la publication. Si l’on se souvient que Maurras a été le plus important penseur de la droite française depuis Joseph de Maistre, et que les relations conflictuelles entre la République et l’Église catholique ont été une donnée essentielle de la vie nationale depuis la Révolution, on mesure mieux l’apport de ce document sans précédent, conservé jusqu’à ce jour dans la famille de Maurras.

2 décembre 2007 9:13
Je suis un Espagnol qui vous lit quand lui est possible.
Merci de votre blog.
Salutations
5 décembre 2007 13:16
*lire*
Pardon: … qui vous lit…
Salut et avant!
8 décembre 2007 12:44
Corrigé !
Merci de votre salut espagnol.
8 mars 2008 23:02
[…] Tony Kunter a rédigé et nous a aimablement transmis pour publication une note de lecture intitulée Maurras épistolier autour de la correspondance Maurras-Penon publiée récemment par les éditions Privat. Le lecteur aura entre ses mains les lettres les plus intimes et les plus véridiques de celui que l’on voit devenir sous nos yeux l’une des figures incontournables de la scène intellectuelle parisienne, ce qui lui vaudra de suivre Maurice Barrès dans les Trente ans de vie française d’Albert Thibaudet. On demeure d’ailleurs confondu par la pique adressée par ce dernier au sujet des rapports entre le sourd de Martigues et son « maître », prémonitoire au regard de la parution de Dieu et le Roi : « M. Maurras assure que l’anarchisme de son enfance remontait jusqu’à nier la géométrie : on n’y va jamais de main morte dans le Midi. [. . .] Il appartint à Mgr Penon — qui a bien mérité pour cela l’évêché de Moulins — de mettre un frein à ce petit sauvage ». (…) […]