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Archives pour décembre 2006

Qui n’a pas eu ses nuits de Provence ?

Mardi 5 décembre 2006

Nous continuons à remettre en ligne quelques textes que vous connaissez déjà, avec cette préface à l’édition des Quatre nuits de Provence par l’AAMCP en 2002.

Les uns et les autres, il y a des chances pour que nous ayons tous connu de ces nuits bénies qu’offraient la terre, les astres et la mer à nos cœurs.

Mais personne n’est Maurras ! Sa perception des choses, ses intuitions au concert du possible et de l’invisible se traduisent vers 1929-1930 par l’évocation éblouissante de quatre Actes de sa vie. Nous allons l’entendre nous lire les Quatre Nuits, parce qu’ils les a choisies dans la suite de son temps.

Dieu est dans les détails ; Maurras a fait le décompte des soirs qu’il a passés ici, et de ceux qui ont été dérobés par le tourbillon de l’existence à l’expatrié volontaire qu’il fût toujours.

Nous pourrons donc d’abord lire les Quatre Nuits, avec la curiosité et la détermination du visiteur sûr de ne pas perdre tout à fait les grains de sa mémoire, de ne pas être passé à côté des plus beaux textes inscrits au cansounié provençal.

Pourtant la musique de ces évocations, dans ce concert secret, requiert une autre écoute, une nouvelle intelligence.

Nous comprendrons alors, un peu plus tard, que sa philosophie, son être intime, c’est bien la Provence et la mer du milieu de la terre qui les lui donnent.

— Tiens, Maurras, prends et mange, et bois, jamais rassasié, lui dit le Maître, Mistral, lui offrant son dernier livre.

Reprenons ensemble, nous avec eux, le chemin de ce Paradis, comme pour accompagner Ulysse de retour dans sa Patrie.

Claude Goyard — Professeur émérite des Universités
4 mars 2002

Portraits

Lundi 4 décembre 2006
Charles Maurras vers 1888 Charles Maurras vers 1908

Maurras : un monsieur entre deux âges avec une petite barbe et un haut col amidonné. Mais il n’a pas toujours eu de barbe. Et la barbe a varié autant que le col. D’où l’intérêt des portraits de Maurras. Comme l’œuvre ils ont une incontestable unité, mais cette unité à parfois eu trop tendance à cacher leur variété.

Vous pouvez retrouver tous les portraits avec les options pratiques de Flickr sur cette page d’album ou les voir tous en une seule présentation.

Nous vous rapellerons ces liens à mesure que d’autres portraits du Maître seront ajoutés.

La République et la question ouvrière

Dimanche 3 décembre 2006
Gueuse 1908

La République et la question ouvrière revient à son tour en ligne.

Récits d’enfance et de jeunesse dans l’œuvre de Maurras

Samedi 2 décembre 2006

Comment utiliser les souvenirs d’enfance et de jeunesse des grands hommes sans les reprendre tels quels ni en les appauvrissant ? Par un effort constant pour les ramener non à leur place événementielle, mais à leur inscription discursive. Si Charles Maurras n’a jamais écrit d’auto­biographie, il en a dispersé les éléments au fil de son œuvre. Cette dispersion auto­biographique est commandée par la nécessité de maîtriser l’information sur soi face aux processus de stigmati­sation qui lui sont imposés dans les champs littéraire, religieux et politique qu’il a traversés. C’est la combinaison de ces souvenirs et de leurs contextes discursifs qui leur donne leur sens biographique. (…)

Certes tout le monde ne tombera pas en tout d’accord avec ce texte de Bruno Goyet sur cairn.info.

Mais les textes d’intérêt sur l’œuvre de Maurras sont assez rares en ligne pour qu’on signale celui-là, qui parle entre autres œuvres des Quatre nuits de Provence.

Vous voyez le site exagérément noir ?

Vendredi 1 décembre 2006

C’est la faute à Internet Explorer et à Windows, du moins à certaines versions… on cherche à réduire l’écart d’affichage, qui ne concerne que des utilisateurs dont le système ou la version d’IE ne sont pas très à jour. Vous pouvez également utiliser Firefox, navigateur libre et gratuit conforme aux standards.

En attendant, la Méditation sur la politique de Jeanne d’Arc a été remise en ligne, ainsi que l’Allocution à Charles Benoist.