Comment utiliser les souvenirs d’enfance et de jeunesse des grands hommes sans les reprendre tels quels ni en les appauvrissant ? Par un effort constant pour les ramener non à leur place événementielle, mais à leur inscription discursive. Si Charles Maurras n’a jamais écrit d’autobiographie, il en a dispersé les éléments au fil de son œuvre. Cette dispersion autobiographique est commandée par la nécessité de maîtriser l’information sur soi face aux processus de stigmatisation qui lui sont imposés dans les champs littéraire, religieux et politique qu’il a traversés. C’est la combinaison de ces souvenirs et de leurs contextes discursifs qui leur donne leur sens biographique. (…)
Certes tout le monde ne tombera pas en tout d’accord avec ce texte de Bruno Goyet sur cairn.info.
Mais les textes d’intérêt sur l’œuvre de Maurras sont assez rares en ligne pour qu’on signale celui-là, qui parle entre autres œuvres des Quatre nuits de Provence.





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